@BretEastonEllis : le casting de The Canyons prend forme

Cela fait quelques jours déjà que le producteur @Braxtonpope m’inonde d’emails, demandant mon avis sur le casting de son prochain film : The Canyons, réalisé par Paul Schrader. Emails auxquels je réponds volontiers, après visionnage d’essais filmés de jeunes acteurs et actrices aussi sexy que talentueux. Oui, tu l’auras compris, je pèse dans l’industrie du cinéma. Enfin, comme les 1050 backers qui ont lâché des pépètes sur le projet Kickstarter du film.

L’important, c’est le tweet qui est tombé ce matin sur le compte de BEE, ici scénariste. Deux des rôles principaux viennent d’être attribués. Et je n’y suis pour rien…

@BretEastonEllis

S’il n’y a aucune surprise du côté de James Deen – Ellis tweetait haut et fort qu’il voulait l’acteur porno dans le rôle de Christian –, retrouver Lindsay Lohan à l’affiche de The Canyons est une excellente nouvelle. L’actrice habituée aux scandales se refait actuellement l’abricot avec le personnage d’Elizabeth Taylor dans le téléfilm Liz & Dick. Elle sera parfaite pour amener le grand public dans les salles obscures, à la sortie du film – qui reste un rejeton du ciné indé US.

Seul Hollywood pouvait nous offrir une scène de cul entre James Deen et Lindsay Lohan !

Une brève description des deux personnages ?

Christian :

Christian is handsome, fit, a power player and major manipulator. He lives off a trust fund which pays for a house on the beach and dabbles in such avocations as film producing. But mainly it pays for his hedonistic life style. Christian enjoys setting up three-ways and filming them. Yet, despite his philandering ways, he is possessive about his current live-in girlfriend, Tara.

Tara :

Tara, formerly a model, now arm candy, is “beautiful and withdrawn.” She has spirit and intelligence but somewhere along the way she has sold her pride for the material comforts Christian can provide. Lead role.

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@BretEastonEllis = flingueur du 7e @rt

@BretEastonEllis

Bret Easton Ellis est l’un des plus grands auteurs américains actuels. Ses bouquins parlent d’argent… de drogue… et de cul. En parlent bien. Ils ont été adaptés moult fois au cinéma : Less Than Zero, The Rules Of Attraction, American Psycho, The Informers… Bien sûr, je caricature le loustique. Derrière ses thèmes racoleurs, Bret a un propos. Il écorche, que dis-je, désosse la bourgeoisie hollywoodienne, les gosses de riches issus de la génération MTV et les porte-flingues des années Reagan.


@BretEastonEllis

Sur Twitter, @BretEastonEllis est égal à lui-même. Serial twitto, il enchaîne les punchlines avec une efficacité et une précision chirurgicales. Et il passe souvent le 7e art à la moulinette. Si par malheur ton long-métrage ne lui plaît pas, sois sûr qu’il finira en lambeaux sur sa TL – un procès expéditif, quoi. En attestent ses récentes critiques en 140 caractères (cf. capture).

Je le rejoins sur Titanic de James Cameron et Hard Candy de David Slade. Je ne comprends pas l’hystérie collective qu’a engendrée le premier. Cette histoire d’amour mélo à base de glaçons et de violons me paraît interminable. Rediffusé jusqu’à plus soif, le film vient d’ailleurs de ressortir au cinéma en 3D relief. Encore un coup commercial (?) (Puis ça n’engage que moi, mais si seulement Chris O’Donnell avait accepté le rôle de Jack au lieu de gâcher sa carrière avec le risible Batman Forever. R.I.P. buddy boy. Leo a été plus malicieux.) Quant au deuxième, il m’est resté en travers de la gorge. Le petit chaperon rouge qui va venger sa copine violée par un pédophile et prise en photo par un pervers : too much.

Donc ouais, Bret flingue, mais il flingue honnête, et j’aime ça.