@JosephKahn = l’indépendance 2.0

@JosephKahn

Le mec a réalisé Torque, considéré comme un sous-Fast & Furious version motos par des bouffons, alors que c’était un sur-Fast & Furious version bécanes tunées avec des moteurs d’hélico, gros. Échaudé par cette expérience de merde chez les majors qu’ont pas su vendre son film, ce Coréen taré continue à faire ce qu’il a toujours fait : des pubs et des clips.

Des clips parmi les plus lourds du médium : Toxic pour Britney Spears, Love The Way You Lie pour Eminem avec Megan Fox, Spacebound, toujours pour Eminem et avec Sasha Grey en prime et une bonne centaine d’autres (au moins). Si tu kiffes une chanson et que tu manques d’imagination, tu sais que ce mec te fournira les images cools qui vont avec pour que tu puisses faire ce que t’as à faire.

Sur Twitter, il parle beaucoup de son dernier film, Detention, une sorte de teen-movie dégénéro-slasheresque encore plus taré qu’un mec qui se branle devant Histoires Naturelles un mardi soir après avoir abusé de Coca et de bonbons qui font pop-pop-pop dans la bouche.


@JosephKahn

Mais ce mec reste aussi cool que son œuvre et son blog alors, faut le suivre et faudra voir son film (= lâcher de la vraie thune) quand il sortira en France vu que pour faire le ciné qu’il aime, le mec n’a pas hésité à investir son propre fric et se foutre dans la merde. C’est rare dans ce secteur. Donc ça mérite le coup d’œil.


@BretEastonEllis = flingueur du 7e @rt

@BretEastonEllis

Bret Easton Ellis est l’un des plus grands auteurs américains actuels. Ses bouquins parlent d’argent… de drogue… et de cul. En parlent bien. Ils ont été adaptés moult fois au cinéma : Less Than Zero, The Rules Of Attraction, American Psycho, The Informers… Bien sûr, je caricature le loustique. Derrière ses thèmes racoleurs, Bret a un propos. Il écorche, que dis-je, désosse la bourgeoisie hollywoodienne, les gosses de riches issus de la génération MTV et les porte-flingues des années Reagan.


@BretEastonEllis

Sur Twitter, @BretEastonEllis est égal à lui-même. Serial twitto, il enchaîne les punchlines avec une efficacité et une précision chirurgicales. Et il passe souvent le 7e art à la moulinette. Si par malheur ton long-métrage ne lui plaît pas, sois sûr qu’il finira en lambeaux sur sa TL – un procès expéditif, quoi. En attestent ses récentes critiques en 140 caractères (cf. capture).

Je le rejoins sur Titanic de James Cameron et Hard Candy de David Slade. Je ne comprends pas l’hystérie collective qu’a engendrée le premier. Cette histoire d’amour mélo à base de glaçons et de violons me paraît interminable. Rediffusé jusqu’à plus soif, le film vient d’ailleurs de ressortir au cinéma en 3D relief. Encore un coup commercial (?) (Puis ça n’engage que moi, mais si seulement Chris O’Donnell avait accepté le rôle de Jack au lieu de gâcher sa carrière avec le risible Batman Forever. R.I.P. buddy boy. Leo a été plus malicieux.) Quant au deuxième, il m’est resté en travers de la gorge. Le petit chaperon rouge qui va venger sa copine violée par un pédophile et prise en photo par un pervers : too much.

Donc ouais, Bret flingue, mais il flingue honnête, et j’aime ça.


@NathanFillion = de Caleb à Castle

@NathanFillion

J’étais motivé pour rédiger une news cinoche après ce vendredi 13 bien arrosé [merci @letagparfait, tes 2 ans à la Villette Enchantée étaient mémorables], mais j’ai décidé de rebrousser chemin quand j’ai découvert ce tweet de Nathan Fillion

Qui est-il, quel est son réseau ?

Pour les fans de Buffy, c’est Caleb, le prêtre psychopathe qui bosse pour « la force » et crève l’œil de Xander. Dans la courte et regrettée série culte Firefly, il interprète Malcom Reynolds, un « cowboy » de l’espace à la langue bien pendue. Il reprend d’ailleurs ce rôle dans le film Serenity, réalisé par Josh Whedon – dont j’attends toujours une putain de suite. Durant la grève des scénaristes US de 2007, Whedon et ses frangins créent une mini-série pour le net : Dr. Horrible’s Sing-Along Blog. Ici, Dr. Horrible (Neil Patrick Harris) affronte Captain Hammer (Nathan Fillion).

Et puis il y a Castle, la série qui lui permet – enfin – de s’affirmer à la télévision comme un acteur de standing. Écrivain trublion connu pour ses romans policiers à succès, Richard Castle se retrouve à bosser avec le NYPD pour démasquer un copycat. Sa rencontre avec la détective sexy Kate Beckett lui donne l’idée d’un nouveau best-seller : l’héroïne Nikki Heat vient de naître.

Un rôle qui lui va comme un gant. Références à gogo, humour nerdy. Nat’ est au top ! Et son compte de twitto s’inscrit dans la même lignée, en témoigne son tweet sur le vendredi 13… Merveilleux.


@RobLowe = Sodapop

@RobLowe

Rob Lowe… C’est l’histoire d’un gamin dont les potes d’enfance sont Charlie Sheen, Sean Penn et Emilio Estevez. D’un greaser nommé Sodapop. D’un joueur de saxophone talentueux et immature dans St. Elmo’s Fire. D’un Brat Packer au sommet de sa gloire dans les 80’s. D’un acteur qui avait sa place au Panthéon, devant Tom Cruise & cie. D’une ascension stoppée net par deux scandales sexuels. Quelques coups de reins plus tard, Rob était en effet rayé de la A-list.

Mais à Hollywood, là où le sordide côtoie les rêves de princesse, les comeback font partie du jeu. En 1999, la série The West Wing marque son retour au premier plan, malgré la rétrogradation de son personnage : oui, à l’origine, Sam Seaborn était censé être le héros. De Brothers and Sisters à Parks and Recreation, jusqu’à son interprétation délirante d’Eddie Nero dans Californication, Mister Lowe s’est refait la cerise.

Ce qui m’amène à son compte Twitter. L’un des rares d’acteur kainri qui ne me donne pas la nausée. Ça parle sport – Rob est un inconditionnel des Colts d’Indianapolis –, politique, et j’en passe. Mais aucune com relou. Merci.


@kassovitz = motherfucking K

@kassovitz

Cher Mathieu Kassovitz, tu m’as longtemps fait croire à un renouveau du cinéma français. Tu as joué dans Un Héros très discret, Amen, Louise Michel. C’était bon. Tu as réalisé La Haine, Assassin(s), Les Rivières pourpres. Tu as parlé de ce dont on ne voulait ou ne pouvait pas parler. MODERNE. BARJE. Tu as flirté avec Kourtrajmé. No prostitution.

Cher Mathieu Kassovitz, tu m’as longtemps fait croire à un renouveau du cinéma français. Puis tu m’as déçue. Tu as mis ta carrière d’acteur SINCÈRE entre crochets. Tu as réalisé Gothika, Babylon A.D., L’Ordre et la Morale. C’était bof. Tu t’es fâché avec pas mal de monde. Tu es devenu ce Fucking Kassovitz régi par la folie des grandeurs. Tu as perdu de la thune, la tête et du temps. NOUS AUSSI.

C’est par nostalgie de ton premier TOI que j’ai commencé à te suivre sur Twitter. 140 signes de vie. Au fond, tu n’aurais pas changé ? Tu tweetes sans détour ni restriction : tu donnes ton avis sur les Oscars ou les Présidentielles… Dans les deux cas, du grand spectacle. Et te lire, ça décrasse l’esprit. Tu as l’air d’un putain de caractériel, schizo, perfectionniste, mais c’est #kewl, tu t’accroches à tes idées, tu échanges, tu provoques.

Je t’écris ces quelques maux parce que le 7e art a besoin de gars de ton acabit. Alors steuplé, ne nous oublie pas, ne t’oublie pas.


@charliesheen = #winning

@charliesheen

Il nous a fait craquer dans la scène du commissariat de Ferris Bueller’s Day Off. Il nous a épatés en jeune idéaliste qui met les mains dans la gadoue vietnamienne in Platoon. Il nous a fait mourir de rire dans Hot Shots !.

Charlie Sheen a le parcours le plus rock’n’roll d’Hollywood. Playboy prometteur dans les 80’s. Star dans les 90’s, puis naufrage dans la drogue, l’alcool et les femmes. Retour gagnant dans les 00’s avec la sitcom Two and a Half Men, dans laquelle il assume complètement son rôle de queutard alcoolique. C’est d’ailleurs comme ça qu’il devient l’acteur de séries TV le mieux payé et le plus vu au monde.

Mais à trop jouer avec son d4rk passenger, on en perd le sens des réalités : Charlie a (re) tout foutu en l’air, se faisant éjecter du show avant de rebondir une énième fois, en partie avec l’aide de Twitter. Oui, Charlie et Twitter, c’est une grande histoire d’amour. Il est inscrit au Guinness World Records pour avoir été la première personne à atteindre le million de followers en aussi peu de temps. Du jamais vu sur le site du petit piailleur bleuté. #winning.

Et qu’en est-il du twitto @charliesheen ? Je le trouvais bien plus drôle durant sa phase de reconversion. En ce moment, il a enclenché le mode promo pour sa nouvelle série, Anger Management. Mais je ne doute pas qu’il se remettra à dire tout un tas de conneries, une fois la diffusion entamée (à partir du 28 juin 2012 sur FX).

Par esprit de synthèse, j’ai éludé les millions de dollars que Mister Sheen a récupérés çà et là, entre son licenciement, sa promo Twitter, ses one-man-show et j’en passe.

En tant que fan de séries TV, je n’ai qu’un regret : ne pas l’avoir vu interpréter le personnage de Hank Moody dans Californication. Oui, Duchovny est fantastique ! Mais quoi de mieux qu’un alcoolique, drogué, partouzeur d’actrices pornos et prostituées, pour jouer un ersatz de Bukowski… #winning


@kenjeong = fils de DSK

@kenjeong

Humoriste, acteur et médecin américain (le grand écart professionnel est sublime), Ken Jeong est l’un des mecs les plus LOL du monde. Avec un père qui s’appelle DSK Jeong, en même temps, il vaut mieux avoir de l’#humour.

BON et FOU dans le diptyque déglingué de Todd Phillips, Very Bad Trip, il se surpasse en professeur d’espagnol surexcité dans l’atypique série Community créée par Dan Harmon, devenant Señor Chang. Ah, Señor Chang… Tes « Hola, ¿ qué tal ? » me font frémir.

Petit, grimacier, ringard, agaçant, c’est la cinquième roue du carrosse dans cette histoire d’élèves loosers et timbrés d’une université US de seconde zone. L’écriture vivante et référencée + la faculté de transformation (voix, visage, look) de Ken Jeong = instants bonheur.

Dommage que son compte Twitter ne soit pas à l’image de ses choix artistiques. En gros, on est dans l’auto-promo constante. Peu de blagues, beaucoup de RT. Parfait pour suivre son actu, mais rien de plus. Esperabamos mejor de tu parte, querido doctor Jeong.