@bryangreenberg : now what ?

@bryangreenberg

…Bah regarde la saison 2 de Teen Wolf qui a débuté hier sur MTV.


@ROMAIN_GAVRAS : real men don’t tweet

@ROMAIN_GAVRAS

La semaine dernière, j’ai rattrapé mon retard cinématographique en matant Safe House de Daniel Espinosa, avec Ryan Reynolds et Denzel Washington. Alors ouais, le film se tient. Ça pétarade dans tous les sens. Les couilles de Reynolds prennent du volume au fil de l’intrigue : il passe de l’agent de la CIA chochotte au mec prêt à tout pour obtenir des réponses. Mais au fond, je m’attendais à un truc plus nerveux, façon Jason Bourne. Le seul intérêt réside dans la séquence de fin à Paris, parce que Ryan se la raconte trop en costard, et dans la BO du générique, un morceau du duo Jay Z / Kanye West, No Church in the wild. C’qui m’amène au tweet suivant…

@ROMAIN_GAVRAS

Le nouveau clip de Romain Gavras. On retrouve sans surprise ses thèmes de prédilection : le bordel vs l’ordre établi, la rébellion des opprimés…

Ça commence par le largage d’un cocktail Molotov et ça se conclut par le plan d’un flic en feu, tout ça avant qu’un éléphant se dresse sur ses deux pattes arrières (symbole de liberté et de… non, non, je rigole, aucune idée de ce qu’il branle là, Dumbo). Ce que je sais par contre, c’est que Romain Gavras fait référence aux émeutes grecques – les inserts sur les statues ne trompent pas. Et que la qualité d’son boulot n’est plus à prouver.

Les plans claquent ! Le Molotov allumé au début ; le renoi guerriero à lunettes qui fait des doigts aux condés ; les types qui essayent de passer le mur de boucliers à base de front-kick ; le flic à cheval qui galope comme un cavalier de l’apocalypse…

Tout est dit.


@vicefr : Kevin Smith… sous acides !

@vicefr

Bon, l’intérêt, ce n’est pas de parler de l’interview sous acides réalisée par un putain de hipster. Mais d’faire le lien entre ce tweet et le dernier film de Kevin Smith, Red State, que je considère comme un chef-d’œuvre.

En changeant régulièrement de point de vue afin qu’on ne s’identifie jamais aux personnages, Kevin Smith fait du spectateur un témoin paumé, incapable de comprendre comment trois adolescents censés partouzer une vieille MILF dans une caravane pourrie, se retrouvent pris au piège entre une bande de chrétiens fanatiques et l’ATF envoyée pour faire le ménage en flinguant tout ce qui bouge, sans sommation.

Un sentiment bien étrange, déjà éprouvé après la projection de Burn After Reading des frères Cohen, qui est ici poussé à l’extrême. Et que je te suggère d’explorer en achetant le DVD ou le Blu-Ray de Red State (sortie française la semaine prochaine).


Michel Gondry a 49 ans (via @Thibuch)


@Thibuch

Le 8 mai = célébration de la fin de la Seconde Guerre, jour férié tant apprécié, et anniversaire de Michel Gondry, L’UN DES CINÉASTES QUI A CHANGÉ MA VIE.

C’est le twitto cinéphile @Thibuch qui, à cette occasion, te suggère de [re]découvrir ses clips. C’est moi qui t’ordonne de regarder Be kind rewind [une déclaration d’amour faite au #cinéma – art ludique et populaire] pour t’échauffer, et Eternal sunshine of the sptoless mind [un voyage dans les méandres de l’esprit humain et de la mémoire] pour passer à la vitesse supérieure.

Pourquoi ce petit ton autoritaire ?

Parce que TOUT, dans ses pubs, ses clips musicaux [pour Björk, Daft Punk, The Chemical Brothers, The White Stripes…], ses longs-métrages fictionnels et documentaires, ses projets culturels et participatifs [L’Usine de films amateurs qui a été installée au Centre Pompidou en 2011 par exemple], TOUT trahit une curiosité et une inventivité presque enfantines, une folie, un onirisme, une modernité, un désir de #partage qui inspirent. Parce que tu n’es pas obligé d’aimer, mais que ce serait con de ne pas connaître.

Tiens, Taxi Drivers suédé par Michel Gondry ; ça résume bien le personnage…


@hitRECordJoe balance le trailer de #TDKR


@hitRECordJoe

Foutre Dieu, le dernier trailer de The Dark Knight Rises est enfin en ligne et autant dire que ça va chier l’enfer. [Merci pour l’info, Joseph Gordon-Levitt.]

L’ambiance de guerre se précise. Bane, le nouveau bad guy décidé à tout casser, va mettre la misère à Gotham et une grosse dérouillée au chevalier noir qui lui suggérera même de l’achever. Grosse crise donc pour l’homme chauve-souris qui va devoir trouver renfort auprès de la femme chatte [pour une alliance tout en cuir] et tenter d’arrêter ce fou furieux.

Dernier épisode de la franchise par Nolan : y a carrément moyen qu’on dépasse le niveau de The Dark Knight. EPIC SHIT.

Pour baver, c’est ici ↓


@forumdesimages : la #série Lost selon Pacôme Thiellement

@forumdesimages

On est nombreux à avoir eu le sentiment de s’être fait enfumer par la série Lost à la vue du dernier épisode. Six saisons à attendre des réponses aux mystères scientifico-métaphysiques pour se retrouver au final le cul posé dans une église new age.

Heureusement, le Forum des images nous rappelle qu’on a des mecs comme Pacôme Thiellement (auteur de La main gauche de David Lynch : Twin Peaks et la fin de la télévision) pour dissiper un peu le brouillard. Thiellement se propose donc de faire une analyse de la série en se basant en partie sur la littérature ishrâqîyûn (oui, il faut au moins ça). Il nous donne ainsi les clefs de la logique de Lost.

S’intéressant en particulier à l’un des épisodes les plus détestés du public parce que perçu comme inutile (celui où l’on découvre comment Jack s’est fait tatouer), Thiellement nous livre une lecture pertinente de l’épopée, dépassant le propos initial des auteurs. Mais il le dit lui-même : « Que les scénaristes aient pensé tout ça c’est pas vraiment le problème. » .

J’ai piqué ta curiosité ? L’intervention de Thiellement en vidéo, c’est ici.


Politique p0p-c0rn (cc @kassovitz)


@kassovitz

[!] Avertissement : j’ai vécu le dimanche 22 avril comme une série B mollassonne et je tenais à #partager ça avec toi ; je m’apprête donc à associer de nouveau présidentielles et cinéma sur @7e_tweet.

Sept ans que je vis à Paris et je suis toujours inscrite sur la liste électorale du bled de mes parents. SOUPIR. Petit saut en Seine-et-Marne pour humer la rosée d’un matin champêtre et accomplir mon devoir citoyen. Salut, #lesgens du village : vos regards appuyés pourraient presque me transformer en personnage de La vie est un long fleuve tranquille. […]. A voté. […]

Retour précipité à Belleville où m’attend une soirée électorale en grande pompe : des pop-corn Baff, l’album Hight violet de The National en guise de BO, la télé allumée sur @France2tv mais prête à basculer sur @canalplus, mon portable qui déjà vibre sous le poids des SMS-propagande, et le seul compte Twitter de Mathieu Kassovitz ouvert sur mon ordi [je vous ai parlé de lui le 11 avril ; il devrait faire de ce rendez-vous politique un scénario de film d’ACTION].

Parée pour l’aventure et trépignant d’une impatience de gosse, je me blottis dans mon canapé. Je sais que les résultats sont joués depuis longtemps, mais je m’impose un suspense. Je vide la moitié de mon sachet Baff. 5, 4, 3, 2…

VOILÀ. Je guette les réactions sur mes différents écrans. […]

Hormis un « Pas de commentaires. Désolé. » et un « J’annonce officiellement ma candidature dans 5 ans comme représentant du parti du vote blanc. », no tweet : @kassovitz, réalisateur de L’Ordre et la Morale [ce titre = l’étoffe d’une devise], a enclenché le mode silencieux. OKAY. Je trempe un orteil dans ma TL, en quête de #lol. Le flow reste tiède et la petite lucarne, peu profonde. 😦 Where is the fucking turning point? […]

Je repense à @kassovitz qui, quelques heures plus tôt, souhaitait à ses followers « une bonne journée d’érections », et j’espère en secret que le deuxième tour sera plus bandant.