@BrettRatner et Albert sont à Monaco, Brett tombe à l’eau…

@BrettRatner

Brett Ratner est sans doute l’un des réalisateurs américains les plus insignifiants à qui Hollywood accorde encore du fric. Cite-moi un de ses films pour voir ? Ouais, c’est le mec qui a tourné Rush Hour 1, 2 et 3. C’est aussi celui qui a offert un rôle au dépassé Eddie Murphy dans Le Casse de Central Park, en 2011 (rigolo, mais oubliable). Une main tendue : Brett donne / dépense sans compter.

En ce moment même, il flambe à Monaco et sa TL empeste le fumeux. Twitpic, twitpic, twitpic. De tout, de n’importe quoi. Du Prince Albert qui est devenu son super buddy ou encore d’un toutou en laisse – il adore les bulldogs. Sa vie = à l’image de ses histoires = facile(s).


@ROMAIN_GAVRAS : real men don’t tweet

@ROMAIN_GAVRAS

La semaine dernière, j’ai rattrapé mon retard cinématographique en matant Safe House de Daniel Espinosa, avec Ryan Reynolds et Denzel Washington. Alors ouais, le film se tient. Ça pétarade dans tous les sens. Les couilles de Reynolds prennent du volume au fil de l’intrigue : il passe de l’agent de la CIA chochotte au mec prêt à tout pour obtenir des réponses. Mais au fond, je m’attendais à un truc plus nerveux, façon Jason Bourne. Le seul intérêt réside dans la séquence de fin à Paris, parce que Ryan se la raconte trop en costard, et dans la BO du générique, un morceau du duo Jay Z / Kanye West, No Church in the wild. C’qui m’amène au tweet suivant…

@ROMAIN_GAVRAS

Le nouveau clip de Romain Gavras. On retrouve sans surprise ses thèmes de prédilection : le bordel vs l’ordre établi, la rébellion des opprimés…

Ça commence par le largage d’un cocktail Molotov et ça se conclut par le plan d’un flic en feu, tout ça avant qu’un éléphant se dresse sur ses deux pattes arrières (symbole de liberté et de… non, non, je rigole, aucune idée de ce qu’il branle là, Dumbo). Ce que je sais par contre, c’est que Romain Gavras fait référence aux émeutes grecques – les inserts sur les statues ne trompent pas. Et que la qualité d’son boulot n’est plus à prouver.

Les plans claquent ! Le Molotov allumé au début ; le renoi guerriero à lunettes qui fait des doigts aux condés ; les types qui essayent de passer le mur de boucliers à base de front-kick ; le flic à cheval qui galope comme un cavalier de l’apocalypse…

Tout est dit.


@vicefr : Kevin Smith… sous acides !

@vicefr

Bon, l’intérêt, ce n’est pas de parler de l’interview sous acides réalisée par un putain de hipster. Mais d’faire le lien entre ce tweet et le dernier film de Kevin Smith, Red State, que je considère comme un chef-d’œuvre.

En changeant régulièrement de point de vue afin qu’on ne s’identifie jamais aux personnages, Kevin Smith fait du spectateur un témoin paumé, incapable de comprendre comment trois adolescents censés partouzer une vieille MILF dans une caravane pourrie, se retrouvent pris au piège entre une bande de chrétiens fanatiques et l’ATF envoyée pour faire le ménage en flinguant tout ce qui bouge, sans sommation.

Un sentiment bien étrange, déjà éprouvé après la projection de Burn After Reading des frères Cohen, qui est ici poussé à l’extrême. Et que je te suggère d’explorer en achetant le DVD ou le Blu-Ray de Red State (sortie française la semaine prochaine).


@dnlsrll et Haneke leu leu

@dnlsrll

La 65e édition du Festival de Cannes s’est close hier soir, avec un palmarès d’un consensuel absolu. Alors oui, difficile de contester la Palme d’or qui semble méritée. L’émouvant Amour de Michael Haneke serait en effet le plus abouti des films de la sélection. [Quand Anne, octogénaire, est victime d’une petite attaque cérébrale, l’amour qui l’unit à son mari, Georges, se voit ébranlé…] Le cinéaste autrichien y pose la question de l’altération du temps, de la famille, des liens… En 2009, il remportait la Palme d’or avec le terrible Le Ruban blanc. REBELOTE. Et c’est ce REBELOTE qui me chiffonne. Les autres récompenses sont d’ailleurs revenues à des vieux de la vieille abonnés à Cannes [Ken Loach, again, really ?].

Quand on a un Wes Anderson, un Leos Carax, un Jacques Audiard et un Jeff Nichols qui défient les lois du 7e art, on est en droit de contester les choix désuets, auteuristes et confortables du jury de Nanni Moretti. Donc on conteste. Les tweets-attaques et les tweets-hourra se chamaillent et s’en vont – qu’ils s’en aillent ! Ouf, le cinéma 2.0 se joue aussi du côté de l’#humour. Et cette formidable intervention de Diane Lisarelli [« TOUT LE MONDE S’ÉCLATE, HANEKE LEU LEU (pardon). »] nous rappelle bien que tout ÇA reste une affaire de divertissement.


#FF @marisatomei


@marisatomei

Actrice américaine talentueuse, je n’ai hélas pas la reconnaissance internationale que je mérite… J’ai gagné l’oscar du meilleur second rôle féminin en 92 pour My Cousin Vinny… Dans les années 90, George Constanza, personnage de la série Seinfeld, était à deux doigts de sortir avec moi [je craque pour les chauves un peu enrobés]… Mes deux derniers grands rôles au cinéma étaient dans The Wrestler et The Lincoln Lawyer

Je suis, je suis ? Marisa Tomei. Bravo twitto, tu as gagné le droit de me suivre !


#Polanski va-t-il accuser comme #Zola ? (via @baphometx)


@baphometx

Non, je ne connais pas l’alphabet grec, mais sur Twitter, les #hashtags forment un langage sans frontières. Depuis quelques heures, c’est #Polanski qui se balade de comptes français en comptes grecs, anglais, espagnols, allemands […], transportant une news #ciné de taille : Roman va adapter l’affaire Dreyfus en long-métrage, avec l’aide de l’excellent scénariste Robert Harris.

Étrangement, ce scandale social et politique de la fin du XIXe siècle a très peu été traité au cinéma. Le dernier en date : I accuse de l’Américain José Ferrer (1957). Cinquante ans plus tard, Roman Polanski rouvre donc un dossier complexe aux vastes possibilités artistiques ; le tournage de D devrait débuter fin 2012.

Et parce qu’un bon tweet ne vient jamais seul…

@ldreyfus


@MK2Cinema : le Festival de Cannes pointe le bout de sa péloche à Paris

@MK2Cinema

La première édition de « Cannes à Paris » aura lieu au cinéma MK2 Bibliothèque durant le weekend de clôture du festival, du 25 au 27 mai 2012. Cette initiative, mise en place par @lemondefr, @Trois_Couleurs et @Canalplus avec le soutien de Gilles Jacob et @THIERRYFREMAUX, permettra aux cinéphiles parisiens, malheureux de ne pouvoir fouler le tapis rouge, de visionner des films issus de la sélection officielle (une quinzaine environ) dans la grande salle du MK2 Bibliothèque, chaque jour à partir de 8 h 30.

En plus des places à la séance, des pass seront disponibles à partir du 16 mai (pass intégraux et pass à la journée) pour profiter pleinement de cette fantastique opportunité.

J’allais presque oublier la cerise sur le gâteau ! La cérémonie de clôture sera retransmise en direct (toujours dans la grande salle du MK2 Bibliothèque). Que du bonheur en perspective.

Pour en savoir plus, allez faire un tour sur le site MK2, ici.